L’ascension du mont Kaaikop dans les Laurentides

Après notre fin de semaine de randonnée dans la région de Saint-Donat-de-Montcalm dans Lanaudière, Mireille et moi avons décidé de faire un arrêt sur le chemin du retour afin d’effectuer une dernière randonnée. Nous avons opté de monter au sommet du mont Kaaikop dans la municipalité de Sainte-Lucie-des-Laurentides.

Le nom « Kaaikop » vient de l’algonquin et signifie « espace rocheux, haut et escarpé ». Le nom aurait dû nous donner une petite idée de ce qui nous attendait. Mais comme nous avions atteint sans trop de problèmes les sommets du mont Ouareau, de la montagne Noire et du Cap de la Fée, pour nous, il ne s’agissait que de rajouter un sommet de plus à notre actif.

Comme nous étions naïves.

On accède au mont Kaaikop via la base de plein air L’Interval, une coopérative de solidarité qui gère les sentiers. Nous avons payé nos frais d’accès (8$) et nous nous sommes lancées sur le sentier 7, celui qui devait nous amener au sommet du mont Kaaikop.

Sentier 7 de l'Interval
En route vers un autre sommet

Il pleuvait légèrement, mais sous les grands arbres, nous sentions à peine la pluie. Les sentiers étaient un peu boueux par endroits, mais les premiers mètres ne nous ont pas paru trop difficiles. En fait, nous nous étions donné l’objectif de faire la randonnée de près de six kilomètres en moins de deux heures et à ce moment-là ça nous paraissait facilement réalisable.

Puis le sentier est devenu un peu plus escarpé…

Sentier vers mont Kaaikop
J’ai mal aux jambes juste à regarder cette photo

Le sentier s’est mis à grimper sans cesse en nous offrant peu d’occasions de reprendre notre souffle. Il fallait naviguer à travers les roches un peu branlantes et les racines parfois glissantes. Cette randonnée aurait représenté un défi en temps normal, mais comme nous avions déjà les jambes un peu fatiguées après nos randonnées des derniers jours, disons que la montée a commencé à être un peu pénible.

Surtout lorsque nous sommes arrivées devant le signe indiquant que nous en étions seulement au quart du trajet.

Ce sentiment quand tu réalises que tu viens à peine de commencer

Le kilomètre suivant a été difficile. Le sentier a continué à grimper de manière assez abrupte et est resté plutôt escarpé. À un endroit, des cordes le long du sentier nous ont aidé à monter de rochers en rochers. Je vous avoue que je commençais à être un peu découragée, surtout lorsque je pensais au fait qu’il faudrait redescendre par le même chemin.

Nous avons passé le signe indiquant que nous avions fait la moitié du trajet, puis celui marquant les trois quarts du parcours. Chacun de ces moments nous est apparu comme un grand accomplissement.

Brancard sur le sentier
Un brancard sur le sentier… est-ce qu’on devrait s’inquiéter?

Puis la vue entre les arbres a commencé à se dégager un peu, et nous avons pu prendre la mesure du chemin parcouru. Le mont Kaaikop, d’une hauteur de 838 mètres, est le troisième sommet le plus élevé des Laurentides. La météo maussade ne nous permettait pas pleinement d’apprécier la vue (parait que par temps clair, il est possible de voir jusqu’à Montréal), mais il était quand même possible d’apercevoir autour de nous les montagnes environnantes.

Montréal du sommet de Kaaikop
Ce n’est malheureusement pas aujourd’hui que nous allons voir Montréal

J’avais lu que les derniers mètres avant d’arriver au sommet étaient les plus difficiles, mais après l’enfer des premiers kilomètres, ils m’ont apparu plutôt faciles.

Puis nous avons atteint le sommet.

Parfois les randonnées les plus difficiles sont celles qui nous marquent le plus. Avec le ciel maussade, la vue n’était pas aussi impressionnante que celles offertes par le mont Ouareau et la montagne Noire. Mais je crois que me tenir debout au sommet du mont Kaaikop fut mon moment préféré de ma fin de semaine de randonnée. L’accomplissement personnel qui m’a rendue la plus fière.

Sommet du mont Kaaikop
Le sommet du mont Kaaikop… DONE!

En plus, pour la première fois de notre fin de semaine, nous étions complètement seules sur le sommet.

Le sentier 7 continue après le sommet et redescend par l’autre flanc de la montagne pour faire une longue boucle de 12 kilomètres. En fait, à partir de ce sentier, il est aussi possible de rejoindre le Sentier National et de poursuivre sa randonnée vers le mont Ouareau. Mais nous avions atteint notre objectif (arriver au sommet du mont Kaaikop), alors nous sommes redescendues par le même chemin.

La descente n’a pas été facile parce qu’il fallait constamment regarder où nous mettions les pieds et faire attention pour ne pas glisser. Mais peu à peu nous sommes redescendues et lorsque nous sommes finalement arrivées à notre voiture, nous avons réalisé que notre randonnée de 5,9km nous avait pris exactement deux heures. Ça aussi, c’est un petit accomplissement!

La base de plein air L’Interval comprend un système de sentiers totalisant plus de 40 kilomètres, en plus d’avoir des terrains de camping, une auberge et de petits gites. Ça semble être un bel endroit, et nous nous sommes promis de revenir y rester quelques jours.

PS – Il paraît qu’il existe beaucoup de pression pour que l’endroit fasse l’objet de coupes forestières. Alors faites votre part pour protéger ce coin de nature en n’oubliant pas de payer les frais d’entrée pour le site!

Mont Kaaikop :
Altitude : 838m
Dénivelé : 363m
Sentier (aller-retour) : 5.9km
Accès : Base de plein air L’Interval

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