Lorsque vient le temps d’aller visiter les États-Unis, la ville de Philadelphie n’est souvent pas la première destination qui vient en tête. On opte bien souvent pour New York, Chicago ou Washington. On encore San Francisco, Las Vegas ou Miami. Mais Philadelphie? On s’y arrêtera peut-être en passant si on fait de la route sur la côte est américaine. Mais je crois qu’on néglige trop souvent cette grande ville, qui a pourtant tellement à offrir.

Vous l’avez deviné, je reviens de quelques jours dans la City of Brotherly Love (« la ville de l’amour fraternel », un surnom qui lui vient de la signification de Philadelphia en grec). Et non, je ne vous parlerai pas des escaliers de Rocky. J’ai plutôt l’intention de m’attarder un peu à l’autre attraction-phare de Philadelphie: le Independence Hall. Après tout, c’est là où sont nés les États-Unis. Littéralement.

Independance Hall à Philadelphie

Ceux qui s’y connaissent un peu en histoire américaine le savent: le Independence Hall, c’est là où a été signée la Déclaration d’indépendance américaine et puis, quelques années plus tard, la Constitution. Situé au coeur du quartier historique de Philadelphie, l’édifice en briques rouges est un emblème pour plusieurs Américains, un symbole de persévérance, de volonté et de liberté.

Construit entre 1732 et 1756, l’édifice a auparavant servi comme siège de l’assemblée de la Pennsylvanie. On y trouvait à l’intérieur la cour suprême de l’état ainsi que la salle de réunion de l’assemblée. En 1775, en pleine révolution américaine, les treize colonies américaines (qui avaient alors décidé de rejeter le pouvoir monarchique des Britanniques) se sont réunies à la Pennsylvania State House et ont décidé de placer George Washington à la tête de l’armée continentale américaine. Pendant que George Washington se battait avec ses soldats au front contre les Anglais, un comité réuni à Philadelphie a commencé à rédiger un document proclamant l’indépendance des treize états d’Amérique, un document dans lequel on justifiait les raisons qui poussaient à rejeter la monarchie britannique. La déclaration de l’indépendance a finalement été signée par les membres du congrès le 4 juillet 1976 à la Pennsylvania State House. Les États-Unis venaient de naître.

Mais l’histoire du Independence Hall ne s’arrête pas là. L’indépendance était peut-être proclamée, mais le pays comme tel peinait un peu à prendre forme. La révolution était terminée, mais il régnait encore un certain chaos dans la nouvelle nation. Il n’y avait pas de lois communes entre les états, pas de gouvernement central ou de système monétaire commun. Il fut donc décidé que chaque état enverrait des délégués à la Pennsylvania State House pour tenter de trouver une façon de mettre sur pied un système étatique solide. Après plusieurs discussions, une ébauche d’une toute nouvelle constitution a été présentée. En 1787, cette constitution a été adoptée, et cette fois naissait le gouvernement américain.

À l'intérieur du Independance Hall
La salle où a été signée la déclaration de l’indépendance

L’importance historique du Independence Hall a été reconnue par l’UNESCO qui a ajouté le site à son patrimoine mondial. Il est possible de visiter (et gratuitement en plus) l’édifice. Ce qui frappe le plus est sans doute le fait que malgré une apparence extérieure élégante, l’intérieur est plutôt modeste. La salle de l’assemblée a été meublée pour apparaître telle qu’elle l’était à l’époque. C’est autour de ces tables que ce sont assis les George Washington, Benjamin Franklin, Thomas Jefferson… C’est là où est né ce qui est aujourd’hui l’un de plus puissants pays du monde. Petit vertige historique…

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Rédigé par Vanessa

Voyageuse dans l'âme, lectrice avide et exploratrice passionnée! Franco-Ontarienne, présentement à Casselman, Ontario.

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