Randonnée à l’aire de conservation Reveler à Crysler

Le déconfinement est sur le point de commencer un peu partout au Canada, mais il faudra sans doute continuer pendant un bout de temps à éviter les déplacements loin de la maison. J’ai donc décidé que je me concentrerai dans les prochaines semaines à explorer des aires de conservation près de chez-moi. Et j’ai commencé par l’aire de conservation Reveler, à Crysler.

Aire de conservation Reveler
Balade à l’aire de conservation Reveler

L’aire de conservation Reveler, comme celles de la forêt Warwick et de la forêt Oschmann, est gérée par la Conservation de la Nation Sud, l’office de protection de la nature qui se charge de protéger et de restaurer les terres dans le bassin versant de la rivière Nation, dans l’Est ontarien. Le terrain a longtemps appartenu à des particuliers (au 19e siècle, on a même tenté de l’exploiter pour l’agriculture, mais sans succès), avant que Ray Reveler, qui en a été le propriétaire au cours des 40 dernières années, en fasse don à la Conservation de la Nation Sud en 2012.

Même si Crysler est située tout près d’où j’habite, je n’avais encore jamais mis les pieds dans l’aire de conservation Reveler. Et après près de deux mois de confinement à la maison, j’avais plutôt hâte de faire le plein d’air frais et de soleil!

Randonnée à Crysler
Heureuse d’un printemps qui me chauffe la couenne

L’endroit comporte 3,5 kilomètres de sentiers, principalement dans un terrain de type prairie. En fait, c’est ce qui m’a plutôt étonnée dès mes premiers pas dans l’aire de conservation : les hautes herbes, les arbustes de petites tailles et le sol rocailleux m’ont rappelé davantage les paysages du Texas que ceux plus typiques de l’Est ontarien.

Aire de conservation Reveler
Texas ou Est ontarien?

L’aire de conservation comporte aussi un étang de même qu’une petite section boisée. C’est d’ailleurs en raison de la diversité de ses paysages que l’endroit est particulièrement prisé par les amateurs d’ornithologie. On y a recensé pas moins de 100 espèces d’oiseaux différentes, dont quelques-unes rares dans la région.

Tout autour de l’aire de conservation, il est aussi possible d’apercevoir la grande silhouette de plusieurs éoliennes. Projet plutôt controversé dans la région, ces éoliennes ont été construites avant que le gouvernement ontarien actuel décide d’y mettre un frein. Elles trônent aujourd’hui silencieuses dans le paysage.

Éoliennes à Cryslet
Prendre une pause à l’ombre des éoliennes

Les sentiers de l’aire de conservation Reveler sont bien tapés, mais pas balisés, et la signalisation est inexistante. Sans m’en rendre compte, je me suis retrouvée à tourner en rond sur les sentiers et à devoir revenir sur mes pas, à la recherche de la sortie.

N’empêche, j’ai beaucoup aimé ma randonnée et j’ai bien l’intention d’y revenir cet été ou cet automne, lorsque les arbres seront parés de leurs feuilles et que le paysage aura pris un peu de couleur. En attendant, je poursuivrai mon objectif de visiter toutes les aires de conservation dans la région!

2 comments

Leave a Reply

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d bloggers like this: