Le parc de la Gatineau est assurément l’un des joyaux de la région de la capitale nationale et l’une des attractions les plus populaires de l’Outaouais. Imaginez, plus de 350 kilomètres carré de verdure, des kilomètres et kilomètres de sentiers pour faire de la randonnée pédestre, du vélo, du ski ou de la raquette et de nombreux lacs et ruisseaux.

Et pourtant… je n’y avais jamais mis les pieds avant la fin de semaine dernière. Oui, je sais, c’est inconcevable, honte à moi. Je ne compte plus les amis qui m’ont regardé de façon bizarre après que je leur aie avoué que je n’y étais jamais allée. Habiter dans la région d’Ottawa et ne jamais être allé dans le parc de la Gatineau, c’est comme habiter Paris et ne jamais être allé à Versailles. Bon, j’exagère un peu, mais disons que je me devais d’y aller.

Surtout qu’au-delà de son attrait naturel, le parc de la Gatineau est riche en histoire et en endroits inusités à découvrir. J’ai donc décidé de partir à la découverte du parc et de l’un de ces endroits inusités : les ruines de Carbide Willson. Un lieu qui a déjà fait partie de la liste des « 40 plus beaux lieux oubliés du monde » du quotidien Le temps à Genève (une liste dans laquelle on retrouve aussi le Eastern State Penitentiary que j’ai visité il y a quelques semaines).

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La rivière qui servait auparavant à alimenter les turbines du moulin

Thomas « Carbide » Willson était un scientifique et inventeur du début du 20e siècle qui a fait fortune en développement un procédé de création de carbure de calcium (carbide calcium en anglais, d’où son surnom). En 1907, il s’est installé sur les rives du lac Meech (dans ce qui est présentement le parc du Gatineau) et a construit un peu plus loin en forêt un moulin-laboratoire pour faire des expériences sur la transformation d’acide phosphorique en fertilisant. La rumeur veut qu’il se soit installé profondément dans les bois pour éviter de se faire voler ses idées par des compétiteurs.

Carbide Willson était un passionné et croyait fermement que ses expériences révolutionneraient le monde de la fertilisation. Il a investi toutes ses économies dans ses projets et s’est éventuellement trouvé incapable de payer ses créditeurs. Ses propriétés du lac Meech sont passées aux mains d’un géant du tabac, qui ne voyait pas l’intérêt de poursuivre les expériences de fertilisation et qui a laissé le moulin tomber tranquillement en ruine.

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L’intérieur du moulin

Ces ruines sont aujourd’hui un endroit particulièrement photogénique. Il y a quelque chose de magique d’arriver devant elles après avoir marché une vingtaine de minutes dans la forêt. Elles renforcent cette impression que le parc de la Gatineau est plein d’endroits enchanteurs et secrets… qui n’attendent qu’à être découverts!

Pour y accéder, il faut suivre le sentier 36 depuis le stationnement P11, jusqu’aux panneaux indiquant le chemin vers les ruines. C’est une belle balade en forêt, pas très compliquée!

Et autre fait intéressant… L’ancienne demeure de Willson sur les rives du lac Meech sert aujourd’hui de centre de conférences pour le gouvernement fédéral. C’est là qu’on y a négocié le fameux accord du lac Meech… Mais ça, c’est une autre histoire!

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Rédigé par Vanessa

Voyageuse dans l'âme, lectrice avide et exploratrice passionnée! Franco-Ontarienne, présentement à Casselman, Ontario.

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