Lors de mon séjour à Mexico City l’an dernier, j’avais été charmée par ses nombreux espaces verts. J’avais surtout beaucoup aimé explorer son plus grand par urbain, le Bosque de Chapultepec. Guadalajara ne peut pas tout à fait rivaliser avec la capitale de ce côté-là, mais on y trouve quand même quelques jolis parcs urbains, dont le magnifique Bosque Los Colomos.
Le Bosque Los Colomos est situé dans le nord-ouest de la ville, entre Guadalajara et Zapopan. La forêt qu’on y trouve a été exploitée pour la construction de la ville, puis à la fin du 19e siècle, des infrastructures pour fournir Guadalajara en eau potable y ont été construites. Dans les années 80, la forêt y a été clôturée avec comme projet d’en faire un zoo, mais les résidents des environs s’y sont opposés. En 2006, la forêt Los Colomos a finalement été désignée aire protégée.
J’avais entendu dire qu’il s’agit d’un des plus beaux parcs de Guadalajara. Et dès mon arrivée, j’ai été complètement enchantée par la verdure et la tranquillité. Difficile de croire que je me trouvais toujours dans l’une des villes les plus peuplées du Mexique!

Le Bosque Los Colomos a une superficie de 93 hectares. On y trouve plusieurs sentiers et plusieurs attractions. En son centre, on retrouve le Castillo (le Château), l’ancien bâtiment administratif du système hydraulique de l’endroit qui sert aujourd’hui de centre culturel. Près du Castillo, on retrouve un jardin japonais, qui était fermé à ce moment-là.

Sans destination fixe, j’ai suivi au hasard l’un des nombreux sentiers du parc. J’avais seulement envie de l’explorer le plus possible. Le long des sentiers, on retrouve quelques panneaux d’interprétation indiquant quelles espèces d’oiseaux, d’insectes, de reptiles et de mammifères il est possible d’observer dans le parc.
C’est ce que j’ai aimé le plus de ma visite dans ce parc. Il s’agit d’un superbe havre naturel en milieu urbain. J’y ai vu de nombreuses espèces d’oiseaux, plusieurs écureuils, des tortues et mêmes quelques poules. J’ai aussi bien aimé que l’environnement y était complètement différent du Barranca de Huentitán où j’étais allée quelques jours plus tôt.

J’ai suivi une combinaison de sentiers me permettant de parcourir le plus de distance possible. Je suis passée près d’un enclos où quelques chevaux broutaient (j’imagine qu’il est possible d’y faire de l’équitation). J’ai aussi visité un jardin aride où se côtoyaient de nombreux cactus.

Les sentiers m’ont éventuellement ramenée à mon point de départ. Le jardin japonais avait entre-temps ouvert et j’en ai profité pour le visiter. Il était un peu plus achalandé que les autres secteurs du parc, mais l’endroit était quand même mignon.

Avant de repartir, je suis aussi allé marcher autour du Lago de los Patos, un étang où se faisaient dorer quelques tortues. On y retrouve un petit café et j’en ai profité pour prendre une pause et déguster une mollette près de l’eau. Quelle belle façon de conclure cette marche au parc!
Après ce moment de tranquillité, retrouver la circulation et les rues achalandées du centre-ville de Guadalajara m’a fait tout drôle, mais j’ai bien aimé découvrir ce coin vert de la ville. Et ça m’a rappelé, encore une fois, à quel point les parcs urbains peuvent être de véritables joyaux!