Après un arrêt à Manchester dans le sud du Vermont (et une randonnée dans la Equinox Preserve), nous avons poursuivi notre road trip, cette fois en mettant le cap vers l’est. Comme nous sommes passés près de la White Rocks National Recreation Area, nous avons décidé de nous y arrêter pour y faire de la randonnée.
L’aire nationale White Rocks – qui porte aussi le nom de Robert T. Stafford, un ancien gouverneur et sénateur du Vermont – protège 22 624 acres de forêt dans les Green Mountains, dans le sud du Vermont. On y trouve quelques sentiers de randonnée, dont une section de la fameuse Appalachian Trail.
Nous n’avions évidemment pas le temps de parcourir la trentaine de kilomètres de l’Appalachian Trail dans l’aire nationale, alors nous avons décidé d’opter pour un sentier court, qui menait apparemment à une jolie vue : le sentier Ice Beds.

Le stationnement pour accéder au sentier se trouve tout au bout d’un chemin en gravier, près de Wallingford. Nous étions les seuls sur le sentier ce matin-là et pourtant, celui-ci nous a immédiatement enchantés. Il est bien balisé, et j’ai bien aimé tous les gros rochers qui parsèment le sol de la forêt.
Ces rochers sont du quartzite du Cheshire qui a été exposé puis érodé lors de la dernière période glaciaire. Les Autochtones se servaient d’ailleurs souvent de la pierre des environs de White Rocks afin de créer des outils.

À partir du 19e siècle, les terres de la région ont commencé à être exploitées pour d’autres raisons. Les colons européens ont défriché les terres pour tenter de les cultiver, puis la forêt s’est mise à intéresser les compagnies forestières. Heureusement, le secteur est protégé depuis les années 80.
Après une montée en lacets, le sentier nous a mené à un premier point de vue. Celui-ci offre une vue magnifique sur le mont White Rocks et son éboulis de roches blanches (qui lui donnent sans doute son nom). Mon copain a blagué que toutes ces roches déposées sur la montagne par les glaciers rappelaient un peu le mont Rigaud (mais en vraiment plus impressionnant).

Quelques mètres plus loin, le sentier nous a mené à un autre point de vue, cette fois sur la vallée au sud, bordée par le mont White Rocks. Pour une randonnée qui ne nous avait pas demandé tant d’efforts jusqu’à ce point, les vues étaient quand même impressionnantes, surtout sous la douce lumière du matin.

Mais notre randonnée n’était pas encore tout à fait terminée. Le sentier Ice Beds doit son nom au fait qu’il mène à un ravin où la glace fond très lentement et persiste souvent jusqu’à la fin de l’été. Après les points de vue, le sentier descend donc graduellement dans la forêt pour mener jusqu’au fond du ravin.

Nous avons traversé un petit ruisseau, puis après quelques détours, nous sommes arrivés au fameux éboulis de pierres. C’est sous ces grosses roches que la glace s’accumule pendant l’hiver. Nous n’avons pas vu de glace, mais la température est soudainement devenue beaucoup plus fraîche à cet endroit.

Comme nous avions atteint les fameux « ice beds » et la fin du sentier, il nous fallait maintenant revenir sur nos pas. Il y a donc eu une bonne montée afin de sortir du ravin et de revenir vers les promontoires rocheux. Puis après, il ne s’agissait plus que de redescendre vers le stationnement.
Au final, notre randonnée a totalisé un peu plus de 3 kilomètres, avec un dénivelé vertical de 233 mètres. Bien qu’assez court, j’ai bien aimé ce sentier, ses jolies vues et sa magnifique forêt. Ça me donne juste envie d’explorer les Green Mountains encore et encore!
