Je passe souvent par la Montérégie comme j’ai de la famille qui habite sur la rive sud de Montréal. La fin de semaine dernière, j’ai décidé de profiter d’un passage par la région pour m’arrêter à un endroit où je n’étais encore jamais allée : le parc-nature de Pointe-des-Cascades.
En fait, jusqu’à tout récemment, je n’avais encore jamais entendu parler de cet endroit (et ce, même s’il est situé non loin de l’autoroute 30, que j’emprunte quand même assez régulièrement). Je ne connaissais même pas Pointe-des-Cascades, le petit village où on retrouve le parc. Quand j’ai su en plus qu’on pouvait y faire de la raquette l’hiver, ça a piqué ma curiosité, et je m’étais promis que je m’y arrêterais à mon prochain passage par la Montérégie.
De l’autoroute 30, il faut suivre le canal de Soulanges, jusqu’à son extrémité est. Tout au bout de la pointe, à l’endroit où se rencontrent la rivière des Outaouais et le fleuve Saint-Laurent, se trouve le parc-nature. Les sentiers me semblaient bien tranquilles quand j’y suis arrivée, et j’avais bien hâte d’explorer ce parc pour la première fois!

Le parc-nature de Pointe-des-Cascades comprend environ 6 kilomètres de sentiers qui servent à faire de la randonnée l’été, et de la raquette et du fat bike l’hiver. Avec la pluie verglaçante des jours précédents, les sentiers étaient plus glacés qu’enneigés à mon passage, et j’ai décidé de revêtir des crampons pour ma randonnée.
Dès mon arrivée, j’ai été frappée par la quiétude du parc… et par son côté marin! De la rive, je pouvais voir un voilier coincé dans les glaces, et tout au bout de la jetée, se trouvait un vieux phare marquant l’entrée du canal de Soulanges.

J’ai d’ailleurs décidé de commencer ma randonnée par le sentier qui suit la rive, le sentier Les Faucilles. Ce sentier m’a donné un bon aperçu de ce que cette randonnée allait m’offrir : des sentiers larges et faciles à suivre, une forêt bien tranquille, et plusieurs bancs pour profiter du paysage et de la quiétude de l’endroit.

J’ai particulièrement aimé un sentier appelé Le Bout du Monde, qui mène jusqu’à un petit îlot, auquel on accède via deux petits ponts métalliques. Même si de l’îlot on peut apercevoir au loin le pont de l’autoroute 30, le paysage complètement glacé pouvait presque me faire croire que j’avais atteint le bout du monde.

Les sentiers sont en général bien indiqués, et j’ai bien aimé leurs noms originaux. J’ai suivi une boucle jumelant les sentiers Les Faucilles, La Borne et La Carrière, mais avant de quitter l’endroit, j’ai aussi suivi le sentier Belvédère. Comme son nom l’indique, ce sentier situé en haut d’un remblai (j’ai dû grimper par un escalier glacé pour y arriver – heureusement que j’avais des crampons), donne accès à un belvédère, duquel on peut apercevoir le canal de Soulanges.

Le canal de Soulanges tient une place importante dans le développement de la navigation et de l’expansion du commerce maritime au Canada. Ouvert en 1899, le canal permettait aux navires de contourner une série de rapides sur le fleuve Saint-Laurent et de poursuivre leur route jusqu’aux Grands Lacs. Le canal était considéré comme une prouesse technologique, puisque ses écluses et ponts tournants étaient électrifiés.
L’augmentation de la taille des navires a éventuellement entraîné la fin du canal et celui a cessé d’être en fonction lors de l’ouverture de l’actuelle Voie maritime du Saint-Laurent en 1959. L’endroit est aujourd’hui classé monument historique du Québec.

C’est peut-être à cause de ma longue randonnée le long du canal Rideau, mais j’ai un faible pour les vieux canaux historiques et j’ai beaucoup aimé en apprendre plus sur l’histoire de celui-ci. Une piste cyclable longe le canal sur toute sa longueur (23 kilomètres). Ce sera peut-être un projet pour une prochaine fois!
Bref, je suis repartie enchantée de Pointe-des-Cascades. Il n’y a rien que j’aime plus que de découvrir de beaux sentiers pour la première fois, et en plus d’en apprendre plus sur l’histoire d’un endroit!