Je pourrais vous parler longuement du Pavillon Aberdeen, un édifice patrimonial situé dans le secteur du parc Lansdowne à Ottawa. Lorsque j’étais plus jeune, j’y suis allée quelques fois avec mon père voir des expositions agricoles. C’est un endroit qui m’a toujours grandement impressionnée, par son architecture élégante qui lui donne presque l’air d’un château sorti d’une époque lointaine.

L’endroit, qu’on a d’ailleurs souvent surnommé le Cattle Castle (le château du bétail) en raison de son utilisation pour des expositions agricoles, a été construit en 1898. L’architecte s’était inspiré de l’architecture du Crystal Palace de Londres (hall d’exposition qui a accueilli l’Expo de Londres en 1850) pour réaliser le Pavillon Aberdeen. Des structures métalliques soutiennent le toit, permettant d’obtenir un espace couvert de plus de 3 000 mètres carré sans colonne.

Pavillon Aberdeen

Le Pavillon a surtout servi à accueillir des expositions agricoles. Mais il a déjà accueilli les matchs de hockey des Sénateurs le temps d’une saison en 1904. On y a même joué des matchs pour l’obtention de la Coupe Stanley! Pendant les grandes guerres mondiales, le Pavillon a aussi servi comme centre de recrutement. En 1983, l’endroit a été désigné comme site historique national du Canada. Mais il était tellement en mauvais état que la ville d’Ottawa a voté pour sa destruction en 1991, une décision qui est devenue un enjeu électoral l’année suivante et qui a finalement été renversée. Dans les années suivantes, le Pavillon a été rénové et réouvert au public.

Aujourd’hui, c’est le secteur du parc Lansdowne en entier qui a été restauré. Le stade Lansdowne (maintenant la Place TD) a subi une bonne cure de jouvence et des boutiques et immeubles de condos poussent tranquillement dans le secteur. Mais le Pavillon Aberdeen y a toujours sa place et à chaque fois que je passe par le parc Lansdowne, il m’impressionne toujours autant…

The Flying Cow devant le Pavillon Aberdeen

Et devant le Pavillon, on retrouve une curieuse girouette… Une vache volante, montée sur roue, indique la provenance du vent. Une oeuvre d’art qui détonne un peu avec l’architecture victorienne du pavillon. L’oeuvre de l’artiste Tim DesClouds est toutefois un bel hommage au passé agricole de l’endroit et tire son inspiration d’un poème paru dans l’almanach des fermiers au 19e siècle:

The cows fly home on Sunday
Wind from the east is bad for man and beast
Wind from the south is too hot for both
Wind from the north is of very little worth
Wind from the west is the softest and best

(Les vaches volent vers la maison dimanche
Le vent de l’est est mauvais pour l’homme et les bêtes
Le vent du sud est trop chaud pour eux
Le vent du nord vaut peu
Le vent de l’ouest est le plus doux et le meilleur) (traduction libre)

Advertisements

Rédigé par Vanessa

Voyageuse dans l'âme, lectrice avide et exploratrice passionnée! Franco-Ontarienne, présentement à Casselman, Ontario.

Leave a Reply

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.