Je savais, avant de la visiter, qu’Istanbul était une ville riche en histoire. J’avais évidemment bien hâte d’y visiter la fameuse Hagia Sophia et de voir les traces de son passé romain (dont son hippodrome qui a aujourd’hui été converti en grande place publique). Mais curieusement, je savais bien peu de choses au sujet des palais qu’on retrouve dans la métropole turque.
Et comme Istanbul a été la capitale des empires byzantin et ottoman, il est bien normal qu’on y retrouve des palais somptueux, et que ceux-ci valent la visite. Alors oui, un séjour à Istanbul doit absolument comprendre une visite de la magnifique Hagia Sophia ou du touristique Grand Bazaar, mais les palais valent aussi le déplacement!
Voici un compte-rendu de ceux que j’ai visités.
Palais de Topkapı
Situé tout près d’Hagia Sophia, sur les rives du Bosphore, le palais de Topkapı a été la résidence principale des sultans ottomans de 1465 à 1853. Et ce palais est immense : la propriété s’étend sur 70 acres et on y trouve quatre cours intérieures.

C’est le sultan Mehmet II qui a ordonné sa construction, peu de temps après sa conquête de Constantinople. Au fil des siècles suivants, le palais sera maintes fois agrandi et rénové. À son apogée, plus de 4000 personnes y habitaient.
J’ai passé de nombreuses heures à visiter le palais, et j’ai l’impression que même si j’y avais passé une journée complète, je n’en aurais pas entièrement fait le tour.

Le harem du palais est sans doute l’un des points saillants de la visite. Comprenant plus de 300 pièces, c’est là qu’habitaient la mère, les épouses et les concubines du sultan. Seuls les eunuques avaient le droit d’entrer dans le harem. J’ai trouvé fascinante cette excursion au cœur de l’histoire, de la culture et de l’architecture de l’empire ottoman.

Le palais compte aussi de nombreuses collections de porcelaines, d’armes, de vêtements, de bijoux et d’artéfacts religieux. Le prix du billet d’entrée est tout de même assez élevé, mais tout à fait justifié étant donné l’importance historique et architecturale du palais.
Palais de Dolmabahçe
Je n’avais, curieusement, pas vraiment prévu visiter le palais de Dolmabahçe lors de mon séjour à Istanbul. Celui-ci est situé un peu plus loin du quartier historique de la ville, dans le district de Beşiktaş et je n’en avais jamais entendu parler avant d’arriver en Turquie. Puis, un jour, alors que j’étais sur un traversier me menant au côté asiatique d’Istanbul, j’ai vu sa silhouette imposante sur la rive du Bosphore et ça a piqué ma curiosité. J’ai pris le tramway pour m’y rendre lors de mon dernier jour à Istanbul et je ne l’ai pas regretté.

Le palais de Dolmabahçe a été la résidence officielle du sultan de l’empire ottoman de 1853 à 1922 (mis à part une vingtaine d’année où le sultan a habité au palais de Yıldız). Il a été construit comme le palais de Topkapı commençait à devenir vétuste et son architecture est d’inspiration occidentale, mêlant les styles baroque, rococo et néoclassique, de même que l’art ottoman.
Six sultans y ont habité, jusqu’à l’abolition du califat en 1922. Atatürk, le fondateur et premier président de la Turquie y a ensuite passé ses derniers jours, jusqu’à sa mort en 1938.
Il n’est malheureusement pas possible de prendre des photos à l’intérieur du palais de Dolmabahçe, mais cette visite m’a complètement époustouflée. C’est sans doute l’un des édifices les plus somptueux que j’ai eu la chance de visiter, et je ne comprends pas encore pourquoi je n’en avais jamais entendu parler avant mon voyage en Turquie.

On trouve aussi un harem au palais de Dolmabahçe, de même qu’un musée d’art et un café avec vue sur le Bosphore.
Palais du Porphyrogénète
Il ne reste plus grand-chose des palais byzantins de Constantinople, mais le palais du Porphyrogénète (aussi appelé Tekfur) est sans doute le mieux préservé d’entre eux. Lui aussi est situé un peu à l’extérieur du centre historique de la ville, mais il vaut le déplacement si l’histoire de l’empire byzantin vous intéresse.
Construit au 13e siècle ou 14e siècle, le palais du Porphyrogénète aurait servi de résidence impériale lors des dernières années de l’empire byzantin. Comme il est situé tout près des remparts de Constantinople, il a subi d’important dommages lorsque l’empire est passé aux mains des Ottomans.

Au cours des siècles suivants, il a été utilisé pour différentes fonctions, jusqu’à devenir un important atelier de poterie au 18e siècle. Le palais a récemment été restauré et a réouvert ses portes au public il y a quelques années. Il s’agirait aujourd’hui d’un des meilleurs exemples d’architecture laïque byzantine à travers le monde.
Le palais héberge aujourd’hui un musée sur la poterie. Bien que ses pièces ne soient pas aussi somptueuses que celles de Topkapı et de Dolmabahçe, j’ai quand même apprécié la visite. Il n’y avait pas beaucoup d’autres visiteurs et on peut obtenir une jolie vue sur Istanbul depuis l’une des tours du château.

On retrouve aussi à Istanbul le palais de Yıldız, un autre palais ottoman situé dans le district de Beşiktaş, que je n’ai pas eu la chance. Ce sera pour une prochaine fois!
You managed to see a lot of beautiful palaces Vanessa. Topkapi is still the stuff of legends. The opulence of how the ruling class lived ( and in some case still does) still amazes, no matter the country or religion. The idea of Divine Right was front and center. I find it interesting that the Muslims who put so many restrictions on women had no qualms about having numerous wives and concubines. It seems this need for womanly suppression is based more in patriarchy than religion. Have a wonderful Monday Vanessa. Allan