Il y avait longtemps que je n’étais pas sortie faire de la randonnée. Depuis le décès de mon père, je n’en avais pas vraiment l’énergie, ni le goût. Mais l’été a tranquillement fait place à l’automne et la vie reprend, malgré tout, son cours. Par un beau dimanche, j’ai décidé que sortir pourrait me faire du bien, et j’ai mis le cap vers le parc régional des Chutes Monte-à-Peine-et-des-Dalles dans Lanaudière.
Ce parc régional est sur ma liste depuis un bout de temps. Il fait partie du défi 75S, défi de Rando Québec qui met en valeur 75 randonnées du Québec. En plus, j’avais vraiment aimé ma dernière randonnée dans Lanaudière, faite dans le cadre de ce défi, une randonnée qui m’avait permis de découvrir les chutes Swaggin et Bouleau. J’avais hâte de voir d’autres chutes de la région!
Le parc régional compte trois entrées et mon plan initial était de me rendre jusqu’à l’entrée de Saint-Jean-de-Matha. Mais une route fermée m’a fait faire un long détour, et j’ai décidé de changer mes plans et d’accéder au parc via l’entrée de Sainte-Béatrix. J’avais encore l’intention de parcourir la boucle des Chutes, le sentier à suivre dans le cadre du défi 75S. J’allais seulement parcourir celui-ci dans le sens inverse que ce j’avais initialement prévu. Après avoir payé mon frais d’entrée, je me suis lancée sur le sentier.

Comme son nom l’indique, le parc régional met en valeur les chutes Monte-à-Peine et celles des Dalles, de même que les chutes Desjardins, que l’on retrouve toutes sur la rivière L’Assomption. Cette dernière traverse le parc sur 5 kilomètres, et y chute de près de 80 mètres, en route des montagnes des Laurentides vers la vallée du Saint-Laurent.
La première chute qui se trouvait sur mon parcours est la chute des Dalles. J’ai suivi la boucle La Gorge qui permet de faire le tour des chutes, en passant par deux ponts. À cet endroit, la rivière L’Assomption doit se frayer un chemin à travers un étroit chenal, créant ainsi une série de rapides.

La fougueuse rivière et la jolie forêt où commençaient à apparaître les couleurs d’automne m’ont immédiatement enchantée. Je l’avais à peine commencé, mais j’ai su que j’allais aimer cette randonnée.
Après avoir complété la boucle de la Gorge, j’ai poursuivi ma randonnée en suivant le sentier Desjardins. Ce sentier suit principalement la rivière, qui devient beaucoup plus placide à mesure que l’on s’éloigne de la chute des Dalles. Le sentier devient aussi un peu plus monotone, alors qu’il longe quelques champs.

Après plus d’un kilomètre, le sentier traverse le ruisseau des Castors, puis replonge dans la forêt. Il monte en lacets jusqu’au sommet d’un plateau, puis arrive à une intersection avec le sentier L’Érablière. J’ai décidé de suivre celui-ci.
D’une longueur de près de 2 kilomètres, le sentier L’Érablière s’éloigne de la rivière, et traverse la jolie forêt mixte, où commençait à s’accumuler les feuilles au sol. Il compte quelques légères montées et descentes, mais en général, était plutôt facile à suivre. Il m’a aussi offert quelques jolis points de vue sur le paysage.

Le sentier L’Érablière rejoint éventuellement le sentier Interprétation, qui m’a fait redescendre du plateau, en direction de la rivière. J’ai éventuellement rejoint à nouveau le sentier Desjardins, et j’ai croisé un joli pont couvert sur la rivière, un pont nommé en l’honneur de l’acteur Jean-Pierre Masson (comme la région de Sainte-Béatrix a servi de lieu de tournage pour la série « Les Belles Histoires des pays d’en haut »).

À partir de ce point, je me suis mis à suivre la rivière L’Assomption à nouveau. Après quelques mètres, j’ai commencé à obtenir mes premiers points de vue sur la chute Monte-à-Peine. Et celle-ci est vraiment impressionnante!
Le nom particulier de la chute lui vient de l’époque où il n’y avait pas de routes carrossables jusqu’au village de Saint-Félix-de-Valois. La chute représentant un obstacle par voie d’eau, les voyageurs étaient contraints de faire du portage. Ils devaient gravir la pente abrupte à pied, en portant leurs bagages sur leur dos. Cet endroit a commencé à être nommé la côte Monte-à-Peine. Par extension, la chute a éventuellement commencé à porter le même nom.

Il est un peu plus facile de monter le long de la chute aujourd’hui, via une série d’escaliers qui permettent de la voir de près. Un joli pont (le plus long de tout le parc), la traverse aussi.
Le parc régional m’avait bien impressionnée jusqu’à maintenant, mais je n’avais pas encore terminé ma randonnée! J’ai continué à suivre le sentier Desjardins, qui lui a continué à longer la rivière L’Assomption. Le sentier m’a paru un peu plus escarpé à cet endroit, pour mon plus grand plaisir.

Je suis passée près d’une autre chute, la chute Desjardins, qu’il est possible de voir de haut. La chute porte le nom de l’ancien propriétaire d’un moulin qui a été érigé près de la rivière pour utiliser l’énergie hydraulique du courant.

Après la chute, il me restait encore plus d’un kilomètre à faire afin de compléter la boucle me ramenant au début du sentier L’Érablière. Une fois ce point atteint, il ne me restait qu’à suivre à nouveau la portion du sentier Desjardins longeant les grands champs, afin de revenir jusqu’à la chute des Dalles, mon point de départ.
En tout, j’ai parcouru plus de 9 kilomètres, avec un dénivelé vertical de 383 mètres. Et après les dernières semaines plutôt émotives, sortir de la maison par une si belle journée m’a fait le plus grand bien! Ça m’a rappelé qu’il est important de ne pas oublier ce qui me rend heureuse. Vivement les prochaines randonnées!
***La Boucle des chutes fait partie du défi 75S, un défi de randonnée géré par Rando Québec. Pour en apprendre plus sur le défi ou pour suivre ma progression, visitez ma page.***