L’ascension des monts Cascade et Porter dans les Adirondacks

En août, je suis allée passer un weekend dans les Adirondacks avec une amie. Comme nous avions envie de faire des randonnées qui nous mettraient au défi, nous avons décidé de nous attaquer aux fameux High Peaks de la région. Et nous avons commencé par les deux sommets du défi qui sont sans doute les plus populaires et les plus accessibles : les monts Cascade et Porter.

Pour tous ceux en quête du fameux titre de 46er (qui consiste à atteindre le sommet des 46 montagnes de plus de 4 000 pieds dans les Adirondacks), les monts Cascade et Porter sont souvent la porte d’entrée du défi. Cette randonnée de 10,2 kilomètres est considérée comme étant l’une des plus faciles du défi et les sommets offrent des vues incomparables sur la région des High Peaks.

Comme nous savions que cette randonnée est extrêmement populaire, mon amie Véro et moi nous sommes donc assurées d’arriver tôt au sentier, dont l’accès se situe le long de la route 73, au sud-est de Lake Placid. Le stationnement était quand même presque plein à notre arrivée, mais nous avons pu trouver une place, puis nous nous sommes lancées sur le sentier, en route vers nos premiers High Peaks!

Sentier vers Cascade et Porter
Toujours un plaisir de retrouver les Adirondacks!

Une note avant de commencer : le sentier que nous avons emprunté est considéré comme le vieux sentier. Au moment d’écrire ces lignes, il semblerait qu’un nouveau sentier, moins susceptible à l’érosion, soit presque complété. Ce sentier débutera à partir du centre du mont Van Hovenberg. Lorsque celui sera ouvert et accessible, le vieux sentier sera fermé et graduellement retourné à la nature.

Mais en attendant l’ouverture du nouveau sentier, nous avons donc emprunté le vieux qui débute le long de la route 73. Après avoir signé le registre, nous avons débuté la randonnée, sur un sentier rocheux, qui grimpe dès les premiers mètres.

Sentier vers Cascade et Porter
Sentier rocheux
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L’ascension

En fait, pour une randonnée qui a la réputation d’être la plus facile du défi 46er, le sentier des monts Cascade et Porter offre peu de répit! Le sentier est rocheux et grimpe sans cesse. Il nous fallait sans cesse naviguer entre les gros rochers, mais heureusement, ce n’était pas très technique (rien de comparable au fameux mont McKenzie à Saranac Lake qui m’avait un peu traumatisée).

En fait, malgré l’ascension constante, nous avancions à un rythme quand même assez rapide. Le sentier ne m’a pas semblé très balisé, mais étant donné sa popularité, il était très clairement visible.

Sentier rocheux dans les Adirondacks
On monte!

L’ascension a commencé à s’intensifier après le premier kilomètre, mais heureusement, il y avait aussi quelques courtes (très courtes) sections plus plates pour nous permettre de reprendre notre souffle.

Après environ 3 kilomètres, nous sommes arrivées à une section comprenant une large surface rocheuse sur laquelle nous devions grimper. Encore là, rien de comparable à McKenzie, mais j’imagine que ça doit être un peu plus difficile à naviguer sous la pluie, lorsque la roche est glissante.

Surface rocheuse sur le mont Cascade
Surface rocheuse sur le sentier

C’est près de cet endroit que nous sommes arrivés à ce qui est sans doute le premier point de vue sur le sentier… Le problème, c’est qu’en arrivant à ce point, nous nous sommes rendu compte que nous nous trouvions en plein brouillard. Impossible de voir le paysage, alors que la température s’annonçait pourtant clémente ce jour-là.

Brouillard sur le mont Cascade
Toute cette montée pour arriver à cette vue…

Nous avons, malgré tout, poursuivi notre ascension. Il m’a semblé qu’à partir de ce point, la montée était un peu moins exigeante. Vers la marque des 3,2 kilomètres, nous avons atteint l’intersection marquant les sentiers menant vers les sommets de Cascade et de Porter.

Comme Cascade a la réputation d’offrir une vue exceptionnelle, nous avons décidé de nous garder ce sommet pour la fin et de commencer par Porter, avec l’espoir que le brouillard se dégage par le temps que nous atteignons ce sommet.

Direction Porter Mountain!
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Mont Porter

À une élévation de 1 237 mètres (4 059 pieds), Porter Mountain est la 38e montagne la plus élevée des Adirondacks. Elle a été nommée en l’honneur de Noah H. Porter Jr qui aurait été le premier à atteindre son sommet en 1875.

Depuis l’intersection, il faut parcourir un peu plus d’un kilomètre pour se rendre jusqu’au sommet du mont Porter. Le sentier nous a tout d’abord fait perdre un peu d’élévation, nous permettant de reprendre notre souffle après cette montée soutenue. Puis le sentier s’est aplati un peu, nous faisant passer par quelques sections très, très boueuses.

Sentier boueux vers Porter
J’essaie de naviguer à travers une section très boueuse

Malgré la boue, nous avons atteint le sommet du mont Porter sans trop de problème. Le problème, c’est que la vue ne s’était pas dégagée du tout. Il parait que par temps clair, on peut apercevoir le Great Range et le sommet du mont Cascade. Mais bon, pour nous, ce sera une vue pour une autre fois! Nous nous sommes donc contentées de nous asseoir sur le gros rocher au sommet, pour prendre une collation et profiter de la quiétude dans le brouillard.

Sommet du mont Porter
La vue du sommet du mont Porter…

Puis nous avons parcouru cette courte portion du sentier en sens inverse afin de revenir à l’intersection et nous diriger vers le mont Cascade.

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Mont Cascade

À une élévation de 1 249 mètres (4 098 pieds), Cascade Mountain est la 36e montagne la plus élevée des Adirondacks. Son nom lui vient d’une chute qui s’écoule à son pied, dans les lacs Upper et Lower Cascade (chute qui peut être vue de la route 73).

Le sommet de Cascade est situé à environ 500 mètres de l’intersection. Cette portion du sentier a commencé en étant relativement plate et facile à suivre. Le sentier serpente tout d’abord entre les conifères, puis nous a fait traverser une section gazonnée sur une petite passerelle de bois.

Vers le sommet de Cascade
Une section plus facile à parcourir

Finalement, à un moment, les arbres ont commencé à se dégager, et nous sommes arrivés à l’ascension finale vers le sommet du mont Cascade. À cet endroit, le sentier est à même la surface rocheuse et des marques jaunes et des cairns indiquent la voie à suivre. Dans le brouillard, même les cairns étaient un peu difficiles à décerner de loin.

Sommet de Cascade
Le sommet, droit devant dans le brouillard

Malgré ma déception de ne pouvoir rien voir du paysage, le brouillard épais donnait une atmosphère particulière au sommet. J’ai eu l’impression de me retrouver dans un autre monde.

Mont Cascade dans le brouillard
Pas de vue, mais atmosphère surréelle

Il y a une dernière bonne montée finale à faire à même la surface rocheuse, puis nous avons finalement atteint le sommet officiel du mont Cascade. Nous sommes restées assises longtemps au sommet, avec l’espoir que le brouillard se dégage pour nous permettre de voir le paysage. Il paraît que par temps clair, on peut avoir une vue spectaculaire à 360 degrés sur la région environnante.

Sommet du mont Cascade
Dans l’attente que la vue se dégage…

Pendant que nous attendions, nous avons eu la chance de parler avec une forest ranger qui nous a donné de l’information sur le sommet, et sur la flore alpine qu’on y trouve. Le mont Cascade fait partie des quelques sommets dans les Adirondacks où on retrouve une flore alpine. Celle-ci est particulièrement fragile, d’où l’importance de rester sur le sentier balisé.

Nous avons attendu longtemps, mais en vain. Comme le brouillard ne semblait pas vouloir se dégager, nous avons éventuellement décidé d’amorcer la descente.

Sommet du mont Cascade
Aurevoir, mont Cascade!

Nous avons croisé beaucoup, beaucoup de randonneurs sur le chemin du retour (dont plusieurs Québécois!), preuve que cette randonnée est très populaire. La descente n’a pas été trop difficile, nous avons pris notre temps pour bien naviguer entre les nombreux rochers, et finalement, nous avons atteint le route 73. En tout, ça nous a pris 3h30 (en comptant quelques pauses) pour parcourir 10,3 kilomètres, avec un dénivelé vertical de 792 mètres.

Évidemment, comme c’est souvent le cas, par le temps que nous arrivions à Lake Placid pour luncher, le ciel s’était complètement dégagé. Les randonneurs qui sont arrivés après nous au sommet ont sans doute eu plus de chance. Mais c’est aussi ça la réalité de randonner dans les Adirondacks! Et mine de rien, j’avais atteint mes premiers sommets des High Peaks!

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